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La préhistoire, les hommes préhistoriques et les animaux préhistoriques

Définition : préhistoire signifie « avant l’histoire », ce mot a pour origine notamment le mot latin « Prae », « avant » dans cette langue. C’est le laps de temps avant l’histoire écrite ou l’invention des systèmes d’écriture. Préhistoire peut se référer à la période de l’existence humaine avant la disponibilité des documents écrits avec lesquels l’histoire commence. De manière plus générale, il s’agit de tout le temps qui précède l’existence humaine et l’invention de l’écriture. L’archéologue Paul Tournal a inventé le terme anté-historique pour décrire la découverte qu’il avait fait dans les grottes du sud de la France. Ainsi, le terme est entré en usage en France dans les années 1830 pour décrire le temps avant l’apparition de l’écriture. Le mot « préhistorique » a été lui introduit plus tard dans la langue anglaise par l’archéologue Daniel Wilson en 1851.

Le terme «préhistoire» peut se référer à la durée du temps écoulé depuis le début de l’Univers, mais le plus souvent il se réfère à la période écoulée depuis que la vie est apparue sur Terre, ou même plus précisément au temps écoulé depuis que les premiers humains sont apparus.

aurochs.Les préhistoriens utilisent généralement le système des trois âges, tandis que d’autres scientifiques travaillant sur les temps pré-humains utilisent généralement les périodes géologiques, qui sont reconnues internationalement. Elles sont définies par des strates de roches, permettant de créer une échelle des temps géologiques.

Le système de périodisation de la préhistoire humaine est organisé en trois périodes consécutives, portant le nom de la technologie prédominante utilisée pour fabriquer les outils : l’âge de pierre, âge du bronze, âge du fer.

Une autre division de l’histoire et de la préhistoire peut être faite entre les événements écrits qui peuvent être datés avec précision à l’aide d’un calendrier continu d’époque que l’on sait comparer avec notre calendrier actuel, et ceux non datable par des écritures. La perte de continuité de date du calendrier survient le plus souvent quand une civilisation disparait, et avec elle sa langue, et que le calendrier utilisé tombe en désuétude. La civilisation actuelle perd donc la possibilité de dater précisément les événements écrits par des sources primaires d’événements datés par ces anciens calendriers.

L’apparition de documents écrits, et donc le début du «temps historique», varie d’une culture à l’autre, généralement, ils apparaissent à l’âge du bronze ou dans l’âge de fer. De plus en plus, les historiens ne se limitent pas aux éléments de preuve obtenus à partir de documents écrits, et en viennent à s’appuyer davantage sur des preuves obtenues grâces aux sciences naturelles et sociales (l’archéologie par exemple), ce qui brouille la distinction entre les termes « histoire » et « préhistoire ».

Bison.Parce que par définition, il n’y a aucune trace écrite de la préhistoire humaine, la datation des matériaux et objets préhistoriques est particulièrement crucial pour la recherche scientifique. Les techniques sûres de datation n’étaient pas bien développées jusqu’au 19ème siècle.

Principalement, les scientifiques et chercheurs qui travaillent sur la préhistoire humaine sont les archéologues et certains anthropologues, qui utilisent les fouilles archéologiques, les sondages géologiques, et d’autres outils et méthodes scientifiques afin de révéler et interpréter la nature et le comportement des peuples sans écriture.

Les généticiens des populations humaines et des linguistes historiques fournissent également des informations précieuses qui permettent de mieux appréhender la préhistoire. Les anthropologues culturels tentent par exemple de fournir un contexte aux échanges commerciaux préhistoriques, à partir des résultats de fouilles archéologiques, ou à partir de l’étude de populations actuelles. Par des échanges ou le commerce, les objets d’origine humaine circulent entre les peuples, l’anthropologie permet une analyse des objets replacés dans un contexte humain préhistorique.

Les données sur la préhistoire sont obtenues par un large éventail de sciences naturelles et sociales, telles que la paléontologie, la biologie, l’archéologie, la palynologie, la géologie, archéoastronomie, la linguistique comparée, l’anthropologie, la génétique moléculaire et beaucoup d’autres.

Préhistoire.La préhistoire est un sujet important de la psychologie évolutionniste, car il est soutenu que de nombreuses caractéristiques de l’homme actuel sont des adaptations à l’environnement préhistorique, et en particulier à l’environnement au cours de la longue période nommée le paléolithique.

La préhistoire humaine diffère de l’histoire non seulement en termes de chronologie, mais aussi dans la façon dont elle traite des activités des différentes cultures, plutôt que des événements liés à des nations ou aux vies d’individus particuliers. Principalement, si cela n’est exclusivement, l’étude de la préhistoire est basée sur des vestiges et des artefacts plutôt que sur des documents écrits, la préhistoire est anonyme, elle ne parle pas d’individu en particulier. Pour cette raison, les termes parfois utilisé par les préhistoriens, comme l’âge de Neandertal ou de fer sont des étiquettes modernes avec des définitions parfois sujettes à débat.

La date marquant la fin de la préhistoire varie d’une culture ou d’une région à l’autre. C’est la date à partir de laquelle des écrits pertinents deviennent une ressource utile pour la recherche scientifique, et la compréhension du fonctionnement d’une culture. Par exemple, en Egypte, il est généralement admis que la préhistoire a pris fin vers 3200 avant J.-C., alors qu’en Nouvelle-Guinée, la fin de l’ère préhistorique est beaucoup plus récemment, aux environs de 1900 AD, soit il a juste un peu plus de cent ans.

En Europe, les cultures classiques de la Grèce antique et la Rome antique avaient une importante utilisation de l’écriture, nous avons grâce à cela une très bonne connaissance de celles-ci. Mais ces cultures avaient des cultures voisines, comme celle des Celtes et, dans une moindre mesure, celle des Étrusques, qui utilisaient peu ou pas d’écriture. En conséquence, nous savons peu de chose sur elles.

Chronologie simplifiée des temps préhistoriques.

Ere géologique du tertiaire : ce n’est pas encore tout à fait la Préhistoire.

– 80 millions d’années : séparation des continents.
– 67 millions d’années : les premières plantes à fleurs comme le magnolia et le rosier apparaissent. Les fougères, les prêles, les conifères continuent à pousser.
– 65 millions d’années: disparition des dinosaures.
– 45 millions d’année : le Bassin Parisien a un climat tropical.
– 35 millions d’années : les premiers mammifères évolués.
– 30 millions d’années: l’Egyptopithèque, un ancêtre des grands singes et de l’homme. De la taille d’un chat (ses fossiles ont été découverts en Egypte et Oman).
– 15 millions d’années : le Proconsul, dont les fossiles ont été découverts au Kenya et en Ouganda (Afrique) est le premier hominidé à ne pas avoir de queue. Le Kéniapithèque, dont les fossiles ont été trouvé au Kenya est le premier à briser des os avec des pierres.
– 10 millions d’années : le Ramapithèque, on sait très peu de choses sur lui. Il vivait en Afrique il y a environ 10 millions d’années, c’est le premier singe dont la mâchoire ressemble à celle des hominidés. Pour cette raison, des scientifiques pensent que c’est le premier de nos ancêtres. De petite taille par rapport à nous, il mesurait entre 0,90 m et 1,20 m de haut, avec un cerveau de 400cm3. Il marchait déjà debout, ce qui lui permettait d’avoir les mains libres pour cueillir des baies ou lancer des pierres. C’est aussi à cette époque que se forme l’Himalaya en Asie.
rennes.– 7 millions d’années : séparation entre les panidés (singes) et les hominidés (les humains).
– 4,5 millions d’années: l’Australopithèque. Le premier fossile d’une créature bipède qui aurait pu être notre ancêtre a été nommé Australopithèque (car vivant dans le Sud de l’Afrique). Depuis cette première découverte de fossile, en l’occurrence un crâne d’enfant découvert dans une caverne à Tung en Afrique du Sud en 1924, d’autres fossiles d’hominidés semblables ont été découverts à plusieurs endroits dans l’Est et le Sud de l’Afrique. Le terme Australopithèque est attribué aux fossiles âgés de cinq à deux millions d’années.
– 3,9 millions d’années : en Afrique, ouverture d’un rift (encore en ouverture actuellement) qui fera arriver dans des millions d’années la mer au coeur de l’Afrique.
– 3,5 millions d’années : apparition de l’Australopithecus Afarensis dont le fossile le plus connu est nommé Lucy, il a été trouvé en Ethiopie. Cet australopithèque commence à se nourrir de viande et à posséder des outils rudimentaires. Lucy, découverte en 1974 dans les gisements fossilifères de l’Afar est composée de 52 fragments osseux, soit 40% de son squelette. Elle était âgée de 20 ans. Sa taille serait celle d’un enfant actuel de 6 ans.
– 3 millions d’années : plusieurs espèces ou races d’hominidés cohabitent en Afrique. L’Australopithecus Africanus et Australopithecus Afarensis par exemple. Pléistocène inférieur, début de l’ère quaternaire et début de la préhistoire.
– 2,3 millions d’années : apparition de l’Homo Habilis.
– 2 millions d’années : on rencontre l’Homo Habilis en Tanzanie et Afrique du Sud (Paranthropus robustus). La bipédie est presque parfaite. Il fabrique des outils de pierre. C’est aussi l’époque de l’apparition du langage.
– Première période de glaciation, appelée glaciation de Gûnz : disparition des mastodontes, on observe des formes plus évoluée chez les équidés.
– 1,9 millions d’années : apparition de l’Homo Erectus hors d’Afrique. On constate des différences entre l’Homme de Java, l’Homme de Pékin et l’Homme européen. L’Homo ergaster au Kenya (c’est un Homo erectus) et en Chine centrale.
– 1,7 millions d’années : fin de la 1ère période de glaciation. L’habitat se structure et se spécialise en Ethiopie.
– 1,4 millions d’années: deuxième période de glaciation.
– 900 000 ans : fin de la deuxième période de glaciation.
– 800 000 ans : on rencontre les premiers mammouths.
– 750 000 ans : l’habitat humain s’organise.
– 730 000 ans : ‘Homo erectus se sert du feu mais il ne sait pas encore le faire.
– 730 000 / 520 000 ans : troisième période de glaciation, appelée glaciation de Riss. Apparition du renne et du mammouth en Europe, qui présente un végétation de type steppe et toundra.
– 500 000 / 400 000 ans : l’Homo erectus maitrise le feu. Il chasse, pêche, fait de la cueillette et se loge dans des huttes, des abris et des cavernes. Son outil principal est le biface. On rencontre aussi l’Homo sapiens archaïque (archantropien en Zambie (Afrique) et au Moyen Orient.
– 300 000 ans : l’Atlanthrope de Ternifine, en Oranie (Algérie), qui est un parent du Sinanthrope (l’Homme de Pékin) et du Pithécanthrope de Java. Pré néandertaliens en Europe, au Moyen Orient et en Asie centrale.
– 300 000 ans : les Néanderthaliens : on pense qu’il n’y a plus d’Homo erectus. Les néanderthaliens ne sont pas de type Homo (c’est une autre espèce humaine). On a retrouvé 32 squelettes de Néanderthaliens dans la Sierra de Atapuerca (Espagne).
– 200 000 ans : l’Homme moderne (c’est à dire nous) : fin de l’Homo sapiens archaïque et apparition de l’homme moderne.
– 175 000 ans : outils de pierre.
– 125 000 ans: fin de la 3ème période de glaciation.
– 120 000 ans : l’Homo sapiens sapiens apparaît au Moyen Orient, en Asie et en Europe. C’est à l’époque géologique du pléistocène supérieur.
– 100 000 ans : paléolithique moyen, l’Homme de Neanderthal domine en Europe.
– 80 000 ans : 4ème période glaciaire, appelée glaciation de Würm.
– 50 000 ans : l’Homo sapiens sapiens, c’est à dire nous, se répand en Australie et en Amérique par le détroit de Béring (entre l’Alaska et la Russie).
– 36 000 ans : premières inhumations pratiquées par les hommes de Neanderthal. Des groupes humains quittent l’Asie pour l’Australie, la nouvelle Guinée et la Tasmanie. Ce sont les ancêtres des aborigènes. C’est la période de l’épipaléolithique où l’économie est toujours de prédation. L’outillage est microlithique. La Terre compte 6 millions d’Homme environ.
– 30 000 ans : disparition de l’Homme de Neanderthal. L’Homo sapiens sapiens arrive en France. L’Homo sapiens sapiens reste la seule race humaine sur la Terre.
– 23 000 / 19 000 ans : c’est le début de l’art pariétal (peinture dans les grottes).
– 18 000 ans : apparition des premières lampes et invention de l’aiguille à chat en os (France).
– 13 000 ans : la civilisation des Magdaléniens, descendants des hommes de Cro-Magnon, colonise les Pyrénées.
– 12 000 ans : c’est la deuxième période de l’arrivée des humains en Amérique par des peuplades venant d’Asie et passant encore par le détroit de Béring.
– 10 500 ans : les Hommes arrivent en Amérique du Sud.
mammouth.– 10 000 ans : réchauffement important du climat et naissance des premiers mythes. Il fait sortir les hommes des grottes et des cavernes. C’est la fin de l’art pariétal. La végétation se modifie, de grandes forêts de feuillus et de conifères apparaissent, les animaux des temps glaciaires comme le mammouth disparaissent. Les rennes migrent dans le Nord, les bisons se font rares. Une partie de terre en mer Méditerranée qui reliait l’Italie à la Tunisie en passant par l’île de Malte disparaît. Les îles britanniques se peuplent et sont séparées du continent. Les Hommes passent de l’économie de chasse et de cueillette à une économie de production agricole. Cette évolution se fait lentement, par sélection des graines poussant naturellement (lentilles sauvages par exemple) à la domestication des animaux et à la culture des plantes : on commence à semer, labourer, bouturer et irriguer. Invention de l’arc et de la flèche. C’est l’époque des premiers échanges sur des centaines de kilomètres.
– 8 000 ans : fin de la 4ème période de glaciations. On rencontre les premiers villages dans la vallée du Jourdain (entre la Jordanie et Israël) sur le Mont Carmel et près de Petra . C’est le début du néolithique en Chine, en Asie du Sud-Est et en Afrique orientale. C’est aussi l’époque des premières cités en Anatolie (Turquie) et des premiers rites funéraires à l’ouest du Mexique.
– 6000 ans : le progrès du néolithique arrive en Europe par les Balkans puis progressivement du Sud est vers le Nord-Ouest. La population mondiale est d’environ 80 millions d’Homme.
– 5000 ans : arrivé du néolithique en France par les pécheurs venus du Sud (Grèce, Italie, Espagne) et les Danubiens venus d’Europe centrale qui s’installent dans le bassin parisien. C’est l’époque de la construction des premiers dolmens. Les dolmens, tout comme les menhirs, ne sont donc pas des monuments celtiques.
– 4 000 ans : fin du mésolithique. L’absence d’espace entraîne des tensions, les populations commencent à s’organiser pour défendre leurs territoires et leurs biens. Premières cités états au Moyen Orient.
– 4000 / 3500 ans : Sumer (Irak) apparaît entre -4000 et -3000 et au même moment, se trouve en Egypte un peuple qui constitua une vaste société organisée.
– 3 500 ans : époque de la civilisation mégalithique (des grosses pierres) : dolmens et menhirs, première étape de la construction de Stonehenge (Royaume-Uni). Les agriculteurs ont colonisé tout le continent européen et ce qui reste des chasseurs cueilleurs est refoulé dans le grand Nord.

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