| Année et lieu de découverte : | 1888, Amérique du Nord | | Paléontologue : | John Bell Hatcher | | Poids : | 5 à 6 tonnes |  | | Hauteur : | 3 à 4 mètres | | Longueur : | 8 à 9 mètres | | Alimentation : | Herbivore | | Classification : | Ornithischiens / Marginocéphales | | Période : |  | | Autres noms : | - |
Le tricératops était un grand dinosaure herbivore qui vécu à la fin du crétacé, entre 67 et 65 millions d'années avant notre ère. Son nom signifie « tête à trois cornes ». Il en portait deux longues sur le front et une plus courte sur le nez. Il avait en outre une large collerette osseuse derrière son crâne, destinée à protéger son cou et ses épaules. Quadrupède, son allure générale était celle d'un immense rhinocéros, avec des membres lourds, atteignant 9 mètres de long et pesant 5 à 6 tonnes. Le tricératops appartient à l’ordre des ornithischiens et au sous-ordre des marginocéphales, qui comprennent tous les dinosaures à collerette osseuse ou à calotte crânienne hyper développée. On recense actuellement neuf espèces de tricératops : tricératops horridus, tricératops albertensis, tricératops alticornis, tricératops eurycephalus, tricératops galeus, tricératops ingens, tricératops maximus, tricératops prorsus et tricératops sulcatus.
Certaines sources affirment c'est Othniel Charles Marsh qui découvrit en 1889 le premier tricératops. En fait, il semble plutôt qu'il ait été découvert par John Bell Hatcher, un collectionneur de fossiles, un an plus tôt en 1888 alors que celui-ci travaillait pour le compte de Othniel Charles Marsh.
À la fin du XXe siècle, on avait retrouvé une cinquantaine de crânes en Amérique du Nord, plusieurs ossements mais aucun squelette complet. Cet animal vivait probablement en troupeaux, dans des plaines et des forêts qui bénéficiaient d’un climat assez doux. Avec sa tête basse, il broutait des plantes herbacées et pouvait plier les branches avec ses cornes pour attraper les feuilles qu’il mastiquait avec ses dents jugales. Son bec en os était dépourvu de dents.
Sur l’usage de ses cornes et de son bouclier crânien, les paléontologues ont émis diverses hypothèses :
Défense contre les grands prédateurs, notamment le tyrannosaure qui a vécu à la même époque et dans les mêmes régions. Malgré la puissance redoutable de ce dernier, il semble que le tricératops ait pu sortir vainqueur de nombreux combats car l'efficacité défensive du couple cornes-bouclier cranien devait être sans équivalent.
Affirmation du rôle de mâle dominant au sein de la horde et séduction des femelles. Il est probable que des combats aient opposés les mâles qui s’affrontaient à coups de cornes. Une partie supérieure du crâne, creuse, servait apparemment à amortir les coups.
Un moyen de communication pour le troupeau.
La collerette pouvait également servir pour la régulation thermique. Vascularisée, elle était capable d’emmagasiner ou libérer de l’énergie selon l’exposition.
Le tricératops est sans doute l'un des derniers dinosaures à avoir survécu sur terre avant la mystérieuse extinction du groupe à la fin du crétacé, comme en témoignent les ossements de tricératops retrouvés dans les couches sédimentaires les plus récentes contenant des fossiles de dinosaures.
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