L’étude des extinctions massives donne des leçons sur notre monde moderne

Le période de l’histoire de la terre dénommée Crétacé s’est terminée avec une extinction massive causant la disparition de nombreuses espèces, dont les dinosaures. Une nouvelle étude révèle que la structure des écosystèmes nord-américains a rendue l’extinction pire que ce qu’elle aurait dut être. Des chercheurs de l’Université de Chicago, de l’Académie des Sciences de Californie et du Field Museum of Natural History ont publie leurs résultats en ligne le 29 octobre dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

L’astéroïde massif qui a laissé le cratère de Chicxulub, désormais enterré, sur la côte de la péninsule du Yucatan au Mexique est presque certainement la cause ultime de l’extinction massive de la fin du Crétacé, qui a eu lieu il y a 65 millions d’années. Néanmoins, “Notre étude suggère que la gravité de l’extinction de masse en Amérique du Nord a été plus importante en raison de la structure écologique des écosystèmes“, a déclaré l’auteur principal Jonathan Mitchell, étudiant en thèse du Comité de l’université de Chicago sur la biologie évolutive.

Mitchell et ses co-auteurs, Peter Roopnarine de l’Académie des Sciences de Californie et Kenneth Angielczyk du Field Museum, ont reconstruit les réseaux trophiques terrestres pour 17 communautés écologiques du Crétacé. Sept de ces réseaux trophiques existaient deux millions d’années avant l’impact de Chicxulub et dix 13 millions d’années avant.

Les résultats sont fondés sur un modèle informatique qui montre comment des perturbations se propagent à travers la chaîne alimentaire. Roopnarine a développé cette simulation pour prédire combien d’espèces animales auraient disparu suite à la disparition des plantes, une conséquence probable de l’impact.

Nos analyses montrent que plus d’espèces se sont éteintes pour une disparitions données de plantes chez les plus jeunes des communautés”, selon M. Mitchell. “Nous pouvons retracer cette différence de réponse aux changements dans un certain nombre des principaux groupes écologiques tels que les dinosaures herbivores comme le Triceratops et les petits mammifères.”

Le modèle informatique de l’équipe décrit tous les régimes plausibles pour les animaux étudiés. Sur une modélisation, Tyrannosaurus peut manger Triceratops seulement, tandis que dans l’autre, il ne mange que des dinosaures à bec de canard, et dans une troisième il pourrait avoir une alimentation plus variée. Cette situation découle de l’incertitude concernant ce que les animaux du Crétacé mangeaient, mais cette incertitude a travaillé au profit de l’étude.

Ce qu’ils ont trouvé c’est que le régime alimentaire précis des dinosaures importait moins que la relative diversité d’un écosystème par rapport à un autre. Selon le professeur Angielczyk, “En utilisation des réseaux trophiques modernes comme exemple, nous avons découvert que cette incertitude est beaucoup moins important pour la compréhension du fonctionnement des écosystèmes que notre connaissance générale de l’alimentation et du nombre d’espèces différentes qui aurait eu un régime alimentaire particulier.”

Les chercheurs suggèrent que le changement climatique au cours du Crétacé a conduit à un certain nombre de changements, y compris l’asséchement d’une mer en Amérique du Nord. Le résultat net est une perte de la diversité.

Cela signifie que tout l’écosystème, même s’il était encore florissant, était plus fragile que son équivalent, 13 millions d’années avant l’impact de la météorite de Chicxulub dans la péninsule du Yucatan. Selon de M. Mitchell, “Les écosystèmes se sont effondrés en raison de l’impact d’un astéroïde, et rien dans notre étude suggère qu’ils n’auraient pas continué avec succès. Les circonstances inhabituelles, comme les séquelles de l’impact d’un astéroïde, sont nécessaires pour augmenter la vulnérabilité des communautés.”

En fait, les auteurs affirment que les dinosaures auraient probablement survécu à la catastrophe, si la météorite avait frappé 13 millions années plus tôt, au cours d’une période de plus grande diversité.

Les auteurs affirment que leur analyse fournit des conseils pour contribuer à l’évaluation de la vulnérabilité des écosystèmes actuels. Pour le professeur Rooparine, “En plus de faire la lumière sur cette disparition, nos résultats impliquent que des changements apparemment anodins sur les écosystèmes causés par les humains pourraient réduire la capacité des écosystèmes à résister aux perturbations inattendues.”

Cependant, les auteurs ont également pris soin de souligner que leur étude n’a pas montré que plus d’espèces était une garantie de sauvegarde, mais plutôt qu’ils estiment que c’est la diversité génétique entre espèce qui est importante – en d’autres termes, la sauvegarde d’un grand nombre d’espèces semblables ne peut pas aider autant que la conservation des espèces qui jouent un rôle unique dans l’écosystème.

ScienceDaily : Mass Extinction Study Provides Lessons for Modern World.

Jonathan S. Mitchell, Peter D. Roopnarine, and Kenneth D. Angielczyk , 2012, Late Cretaceous restructuring of terrestrial communities facilitated the End-Cretaceous mass extinction in North America. PNAS.

Facebooktwitterpinterestmail

Des fossile de tortues du Jurassique trouvés en Chine

Des os encore des os …, nous ne pouvions pas en croire nos yeux“, s’exclame le chercheur Oliver Wings, paléontologue au Museum für Naturkunde de Berlin. Il s’exprimait sur la découverte spectaculaire de quelques 1800 tortues du Jurassique fossilisées sur un site du nord-ouest de la province chinoise du Xinjiang. Oliver Wings et le spécialiste des tortues fossiles de l’Université de Tübingen, le Dr Walter Joyce, ont travaillé avec les paléontologues chinois sur le site en 2008.

Les résultats de leurs travaux de 2009 et 2011 viennent d’être publiés dans la revue allemande Naturwissenschaften.

Ce site a probablement plus que doublé le nombre de spécimens de tortues connues du Jurassique“, explique Walter Joyce. “Certaines des carapaces étaient empilées les unes sur les autres dans la roche.” C’est ce que les paléontologues appellent un “bone bed”, qui dans ce cas, ne comporte que des restes de tortues.

Wings, Joyce et leur équipe ont fait plusieurs expéditions dans cette région aride depuis 2007, découvrant des requins fossiles, des crocodiles, des mammifères et plusieurs squelettes de dinosaures.

Actuellement, l’une des régions les plus arides du monde, il y 160 millions d’années, le Xinjiang était un lieu verdoyant de lacs et de rivières. Les tortues s’étaient rassemblées dans l’un des points d’eau restants au cours d’une période très sèche, en attendant la pluie. Les tortues actuelles en Australie, par exemple, font la même chose. Mais pour les tortues du Xinjiang, la pluie est arrivée trop tard. Beaucoup de tortues étaient déjà mortes et leurs corps en décomposition lorsque l’eau est arrivé, emportant dans un fleuve de boue, les restes des tortues pour les déposer dans un endroit, que les paléontologues analyserons des millions d’année plus tard.

Le grand nombre de tortues permet aux chercheurs de faire une première analyse statistique des tortues d’Asie au cours de la période Jurassique. Leur mort simultanée et leur préservation permet de comparer la variabilité, la croissance, et les différences morphologiques entre les espèces.

Les scientifiques sont à la recherche de sponsors pour soutenir les études de terrain et de les recherches sur les dinosaures trouvés sur le site.

Oliver Wings, Márton Rabi, Jörg W. Schneider, Leonie Schwermann, Ge Sun, Chang-Fu Zhou, Walter G. Joyce , 2012, An enormous Jurassic turtle bone bed from the Turpan Basin of Xinjiang, China. Naturwissenschaften , Volume 99, Issue 11 , pp 925-935.

Facebooktwitterpinterestmail

Une étude sur les dents des dinosaures à bec de canard (Hadrosauridés)

Une équipe de paléontologues et d’ingénieurs a constaté que les dinosaures à bec de canard (les Hadrosauridés) ont une étonnante capacité à mâcher des plantes résistantes et abrasives avec une action des dents plus complexe que celle des vaches, des chevaux, et d’autres brouteurs modernes bien connus.

Les dinosaures à bec de canard, aussi connu sous le nom d’Hadrosauridés, étaient les végétivores dominants en Europe, Amérique du Nord et en Asie au cours du Crétacé supérieur il y a environ 85 millions d’années. Avec leur large mâchoire portant environ 1.400 dents. On pensait les surface de mastication des Hadrosauridés similaires a celle des autres reptiles, qui ont les dents composées de seulement deux tissus, l’émail, un matériau dur hypermineralisé et l’orthodentine, un tissu plus mou ressemblant à de l’os. Mais ce n’était pas aussi simple que cela…

Norell, paléontologue renommé a travaillé avec l’auteur principal de l’étude Gregory Erickson, professeur de biologie à l’Université de Floride, et une équipe d’ingénieurs sur une série d’expériences nouvelles. Erickson a sectionné les dents fossilisées et réalisé des lames mince pour microscope. Elles ont révélé que les Hadrosauridés possédaient six différents types de tissus dentaires – quatre de plus que les reptiles et deux de plus que des mammifères brouteurs spécialisés comme les chevaux, les vaches et les éléphants. En utilisant une technique appelée nanoindentation, les chercheurs ont déterminé la dureté différentielle et le taux d’usure des tissus dentaires.

Erickson, a déclaré, “Nous avons été stupéfaits de constater que les propriétés mécaniques des dents ont été conservées après 70 millions d’années de fossilisation.”

En plus des quatre tissus dentaires chez les mammifères les tissus supplémentaires pourraient assurer une prévention contre les abcès. De plus, contrairement aux dents de mammifères, la distribution des tissus dentaires des Hadrosauridés varient grandement pour chaque dent.

Toutes ces caractéristiques suggèrent que les Hadrosauridés avaient la capacité de broyage la plus avancée chez les animaux vertébrés, ce qui aurait conduit à leur grande diversification. Ils ont put ainsi rayonner dans des niches écologiques spécialisées où ils mangeaient des plantes extrêmement coriaces comme la fougère, le prêle et la couverture du sol qui n’étaient pas facile à manger pour les dinosaures avec des dents cisaillantes.

Leur dentition complexe pourrait avoir joué un rôle majeur dans leur présence sur la planète pendant près de 35 millions d’années.” selon Norell En outre, les résultats fournissent des preuves solides sue la conservation des propriétés d’usure dentaire dans les dents fossiles, une idée qui a été vérifiée dans cette étude avec des tests comparatifs sur des dents de chevaux modernes et de bisons fossilisées. Cela ouvre la porte à des études sur la biomécanique dentaires de fossiles de larges groupes d’animaux afin de mieux comprendre l’évolution des modifications de régime alimentaire.

G. M. Erickson, B. A. Krick, M. Hamilton, G. R. Bourne, M. A. Norell, E. Lilleodden, W. G. Sawyer , 2012, Complex Dental Structure and Wear Biomechanics in Hadrosaurid Dinosaurs. Science , 338 (6103) , 98.

Facebooktwitterpinterestmail

Des empreintes de dinosaures sur un site de la NASA.

Le NASA Goddard Space Flight Center (GSFC) (en français « centre de vols spatiaux Goddard ») à Greenbelt dans le Maryland a été l’objet d’une découverte singulière.

Le chasseur de dinosaures Ray Stanford y a découvert des empreintes fossiles de dinosaures. Il s’agit d’un Nodosaurus, un dinosaure recouvert d’une cuirasse garnie de petits piquants. La découverte de Stanford a été confirmée par un expert professionnel, le paléontologue David Weishampel.

Stanford a également identifié plusieurs petites empreintes à trois doigts (des Dinosaures Théropodes carnivores ) sur le même site.

Le terrain ou se trouve l’empreinte est datée de 110 à 112 millions d’années.

Facebooktwitterpinterestmail

L’astéroïde qui a tué les dinosaures aurait également anéanti les Obamadon

La collision d’un astéroïde avec la Terre, qui est souvent acceptée comme à l’origine de la disparition des dinosaures, aurait également conduit à une dévastation extrême parmi les serpents et les lézards, y compris l’extinction d’un lézard nouvellement identifié par les chercheurs de Yale et de Harvard et nommé Obamadon gracilis.

L’impact de l’astéroïde est généralement considéré comme affectant principalement les dinosaures“, a déclaré Nicholas R. Longrich, un associé post-doctoral avec le département de géologie et de géophysique de Yale et auteur principal de l’étude. “Mais il a largement impacté l’écosystème global. Les serpents et les lézards ont été fortement touchés.”

Des études antérieures ont suggéré que certaines espèces de serpents et de lézards (ainsi que de nombreux mammifères, oiseaux, insectes et plantes) ont disparu après l’impact il y a 65,5 millions années, sur le bord de la péninsule du Yucatan. Mais cette nouvelle étude soutient que les conséquences de la collision étaient beaucoup plus graves pour les serpents et les lézards qu’on ne le pensait. Autour de 83% de toutes les espèces de lézards et de serpents seraient morts, ont indiqué les chercheurs – et plus grande était la créature, plus elle était susceptible de disparaître, avec aucune espèce de plus d’une livre survivante.

Les résultats sont basés sur un examen détaillé de serpent et de lézards fossiles collectées et couvrant un large territoire de l’ouest de l’Amérique du Nord qui s’étend du Nouveau-Mexique dans le sud des États-Unis à l’Alberta, au Canada. Les auteurs ont examiné 21 espèces déjà connues et également identifié neuf nouveaux lézards et serpents.

Ils ont constaté que toute une gamme remarquable d’espèces de reptiles vivaient au cours des derniers jours des dinosaures. Certains étaient de minuscules lézards. Un serpent avait la taille d’un boa constricteur, assez grand pour s’attaquer aux œufs et aux jeunes de nombreuses espèces de dinosaures. Des lézards herbivore, ressemblant à des iguanes habitaient le sud-ouest, tandis que des lézards carnivores chassaient dans les marais et les plaines inondables de ce qui est aujourd’hui le Montana, certains d’entre eux mesuraient jusqu’à 2 mètres de long.

Les lézards et les serpents rivalisaient avec les Dinosaures en termes de diversité, ce qui fait de cette période tout autant un ‘Age des Lézards’ qu’une ‘Ère des dinosaures’” selon Longrich.

Les scientifiques ont ensuite procédé à une analyse détaillée des relations entre ces reptiles, montrant que plusieurs familles de lézard archaïque et de serpents ont disparu à la fin du Crétacé, suite à la chute de l’astéroïde.

Une des branches les plus diversifiées de lézard ayant été anéantie et la famille des Polyglyphanodontia. Cette vaste catégorie de lézards inclus jusqu’à 40% de tous les lézards vivant alors en Amérique du Nord, selon les chercheurs. Lors de la réévaluation des fossiles recueillies précédemment, ils sont tombés sur une espèce non nommée qu’ils ont appelé Obamadon gracilis. En Latin, “odon” signifie “dent” et “gracilis” signifie “mince”.

Il s’agit d’un petit Polyglyphanodontian qui se distingue par de grandes dents fines“, écrivent les chercheurs, il est surtout connu par les os de la mâchoire de deux spécimens. Pour Longrich la créature mesurait moins de 30cm de long et se nourrissait probablement d’insectes.

Il rajoute que le nom donné à cette nouvelle espèce n’a aucune signification politique an rapport avec le président des États-Unis récemment réélu : “Nous sommes en train de nous amuser avec la taxonomie.”

L’extinction massive (mais pas totale) des serpents et des lézards à ouvert la voie à l’évolution et la diversification des survivants, ont indiqué les chercheurs. Il y a environ 9.000 espèces de lézards et de serpents vivants aujourd’hui. “Ils n’ont pas gagné parce qu’ils étaient mieux adaptés, ils ont essentiellement gagné par défaut, parce que tous leurs concurrents ont été éliminés“, a déclaré Longrich.

Le Co-auteur Bhart-Anjan S. Bhullar, un étudiant au doctorat de biologie des organismes et évolutive à l’Université d’Harvard, a déclaré: “L’une des innovations les plus importantes de ce travail est que nous avons pu reconstituer précisément les relations entre des reptiles éteints à partir de très fragmentaires morceaux de mâchoire. Cela semblait impossible pour des créatures autres que les mammifères. Notre étude devient alors la première d’une vague étudiant les fossiles négligés et souligne l’importance des musées comme le Yale Peabody comme archives de données primaires sur l’évolution.

Un article sur la disparition des dinosaure ici sur Jurassic World !

Nicholas R. Longricha, Bhart-Anjan S. Bhullarb, And Jacques A. Gauthiera , 2012, Mass extinction of lizards and snakes at the Cretaceous–Paleogene boundary. PNAS , DOI: 10.1073/pnas.1211526110.

Facebooktwitterpinterestmail

Coronosaurus

Le dinosaure Coronosaurus est un Cératopsidé Centrosaurine du Crétacé supérieur (Campanien) de l’Alberta, au Canada. Ses restes ont été découverts dans la formation Oldman. Il n’existe qu’une espèce connue, Coronosaurus brinkmani, décrite initialement comme Centrosaurus brinkmani.

Découverte

Coronosaurus provient de deux “bone beds” (BB 138 et BB MRR) de la Formation Oldman (Groupe Belly River). La plupart des restes de Cératopsidé, sinon la totalité, provenant de BB 138 et de BB MRR ont été rattachés à C. brinkmani. Le “Bone bed” (BB) 138 est situé à environ cinquante kilomètres de Brooks, dans le Dinosaur Provincial Park, en Alberta, 14,6 m en dessous du contact avec la Formation de Dinosaur Park. Il a été fouillé par Philip Currie entre 1996 et 2000. Le BB MRR est située à environ 180 km au sud de BB 138, près de Warner, Alberta.

Ces “bones bed” datent du Campanien moyen (Crétacé supérieur). Les deux spécimens et les localités précises sont archivés au Royal Tyrrell Museum of Paleontology, à Drumheller, en Alberta.

L’holotype de Coronosaurus est TMP 2002.68.1. C’est un pariétal adulte de grande taille. D’autres échantillons significatifs selon Ryan et Russell (2005) incluent TMP 2002.68.3 (un pariétale), TMP 2002.68.10 (un postorbitaire)et TMP 2002.68.5 (un supra-orbitaire).

Description

Coronosaurus est un Cératopsidé Centrosaurine de taille moyenne. Gregory S. Paul en 2010 estime la longueur de son corps à cinq mètres pour un poids de deux tonnes. Il possède des cornes supra-orbitaires – “Les cornes frontales” au-dessus des orbites – mais pas aussi allongées que celles de Zuniceratops, des Chasmosaurines et des Centrosaurines plus basaux (comme Albertaceratops et Diabloceratops), qui font saillie latéralement (sur les côtés de l’orbite).

Dans sa description originelle, Ryan et Russell (2005) ont considéré Coronosaurus comme une nouvelle espèce de Centrosaurus sur la base d’une analyse phylogénétique de petite ampleur qui comprenait dix-sept caractères et neuf taxons.
En 2011, Anthony R. Fiorillo et Ronald S. Tykoski modifient l’analyse de Currie et al. (2008), avec 54 caractères, pour inclure plus de taxons, tels que C. brinkmani. Ils constatent que C. brinkmani est le taxon frère du clade Styracosaurus + C. apertus, tandis que Pachyrhinosaurus et d’autres Centrosaurines dérivés étaient dans une lignée distincte.

Plus tard, Farke et al. (2011) utilisent 97 caractères morphologiques pour évaluer la position phylogénétique d’un nouveau taxon qu’ils ont appelé Spinops. Spinops est classée dans une polytomie avec Centrosaurus apertus, C. brinkmani et Styracosaurus.
Enfin, Ryan, Evans & Shepherd (2012) ont utilisé la matrice de données de Farke et al. (2011) pour évaluer la position phylogénétique de Xenoceratops. Leur analyse, d’une résolution nettement meilleure que celle présentée par Farke et al. (2011), probablement grace à la prise en compte de caractères manquants pour certains taxons, basée sur l’observation directe de leurs spécimens. Par exemple, cinq caractères supplémentaires ont été étudiés pour C. brinkmani. Dans l’arborescence résultante il se trouve en position plus avancée que Spinops et C. apertus, en tant que taxon frère de Styracosaurus. Ainsi, le nouveau nom générique, Coronosaurus, lui a été donné.

Etymologie

L’espèce type de dinosaure Coronosaurus, Centrosaurus brinkmani, a d’abord été décrite et nommée par Michael J. Ryan et Anthony P. Russell en 2005.

Michael J. Ryan, David C. Evans et Kieran M. Shepherd ont nommé le genre Coronosaurus à partir de de C. brinkmani en 2012 car Centrosaurus apertus et C. brinkmani ne forment pas un clade monophylétique dans plusieurs analyses phylogénétiques récentes.
Le nom générique est dérivé du latin “crown”, qui signifie “couronne” en référence aux occurrences multiples d’épiparietaux supplémentaires qui couvrent la marge postérieure de son pariétal, lui donnant un aspect en forme de couronne, et “saurus” (latinisé du grecs sauros), qui signifie “lézard”.

Le nom d’espèce brinkmani est en l’honneur de Donald Brinkman, pour ses recherches en paléoécologie du Crétacé supérieur de l’Alberta.

Ryan, M. J.; Evans, D. C.; Shepherd, K. M.; Sues, H. , 2012, A new ceratopsid from the Foremost Formation (middle Campanian) of Alberta. Canadian Journal of Earth Sciences , 49 (10) , 1251

Classification: Dinosauromorpha – Dinosauria – Ornithischia – Predentata – Genasauria – Neornitischia – Cerapoda – Chasmatopia – Marginocephalia – Ceratopsia – Neoceratopsia – Coronosauria – Ceratopsoidea – Leptoceratopsidae – Leptoceratopsinae – Ceratopsidae – Centrosaurinae – Centrosaurinae
Origine du nom: lézard à couronne
Découverte): Alberta (Canada)
Epoque géologique: Campanien
Taille: 5 mètres
Poids: celui d’un rhinoceros environ

Facebooktwitterpinterestmail

Astrophocaudia

Le dinosaure Astrophocaudia est un Sauropode Somphospondylan de la fin du Crétacé inférieur(Albien) du Texas et de l’Oklahoma, Etats-Unis. Ses restes ont été découverts dans le groupe Trinity.

Les restes comprennent une dent (HCE 203/73655), deux vertèbres cervicales, des fragments de vertèbres dorsales, 24 vertèbres caudales, environ 20 côtes dorsales fragmentaires, deux chevrons, une lame distale scapulaire, une partie de fosse iliaque droite et de nombreux fragments.

L’espèce type est Astrophocaudia slaughteri, décrite en 2012 par Michael D. d’Emic du Musée de Paléontologie de l’Université du Michigan, Etats-Unis.

d’Emic, M. D. , 2012, Revision of the sauropod dinosaurs of the Lower Cretaceous Trinity Group, southern USA, with the description of a new genus. Journal of Systematic Palaeontology , 1–0

Classification: Dinosauromorpha – Dinosauria – Saurischia – Eusaurischia – Sauropodomorpha – Sauropoda – Eusauropoda – Neosauropoda – Macronaria – Camasaurophorma – Titanosauriformes – Titanosauriformes
Origine du nom: queue en tourbillon
Découverte: Texas (USA)
Epoque géologique: Albien inférieur

Facebooktwitterpinterestmail