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Minotaurasaurus

 

Un article sur le dinosaure : http://www.jurassic-world.com/pdf/65.pdf

Ce dinosaure est un genre d’ankylosaure du Crétacé supérieur (de -80 à -65 million d’années). On a découvert qu’un crâne fossile de Minotaurasaurus, en Mongolie (Asie).

Dinosaure Minotaurasaurus.

Il possèdait une cuirasse qui le protègeait et sans doute une espèce de massue au bout de la queue, qui peuvait alors donner des coups violents.

Il possèdait aussi deux grandes cornes sur chaque côté de la tête. Il devait vivre en troupeau, et il était végétivore.

Il avait une taille d’environ 4 m de long, 1,2 m de haut, pour un poids d’environ 2 tonnes.

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Le premier oiseau fossile avec des dents spécialisées pour une alimentation résistante

 Les variation de la forme du bec des pinsons de Darwin est un exemple classique d’adaptation évolutive, avec des becs qui varient largement dans les proportions et dans la forme, ce qui reflète la diversité des écosystàmes. Bien que les oiseaux vivants ont un bec afin de manipuler leur nourriture, leurs ancêtres les oiseaux fossiles avaient des dents. Une récente découverte de nouveaux fossiles montre quelques oiseaux avec des dents adaptées pour les régimes particuliers.

Une étude sur les dents d’une nouvelle espèce d’oiseau primitif, Sulcavis geeorum, publiée dans le Journal of Vertebrate Paleontology, suggère que cet oiseau avaient un régime alimentaire durophage, ce qui signifie que les dents de l’oiseau étaient capables de manger des proies avec des exosquelettes durs comme des insectes ou des crabes.

Sulcavis geeorum est un oiseau Enantiornithe du Crétacé inférieur (il y a 121-125 millions d’années) de la province du Liaoning, en Chine. Les oiseaux Enantiornithes sont un groupe ancien d’oiseaux et les oiseaux les plus nombreux du Mésozoïque (le temps des dinosaures). Sulcavis est la première découverte d’un oiseau à l’émail des dents ornée. Les dinosaures, à partir desquels ont évolué les oiseaux,  sont surtout caractérisée par des dents carnivores avec des caractéristiques spéciales pour manger de la viande.

Les Enantiornithines sont uniques parmi les oiseaux avec une réduction minimale de la dent et une diversité des modèles dentaires. Ce nouvelle Enantiornithes a des dents solides avec des rainures sur la surface intérieure, qui renforçait probablement les dents pour faire face à des aliments plus durs.

Aucune espèce d’oiseaux n’a conservé des crêtes, des stries, des bords dentelés, ou toute autre forme d’ornementation dentaire. « Alors que d’autres oiseaux perdaient leurs dents, les Enantiornithines évoluaient vers de nouvelles morphologies et des spécialisations dentaires. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi les Enantiornithines ont si bien réussi au Crétacé puis disparurent, peut-être les différences dans le régime alimentaire jouèrent un rôle » dit Jingmai O’Connor, principal auteur de la nouvelle étude.

« Cette étude souligne à nouveau combien la diversité des oiseaux durant le Crétacé était inégale. Il y avait beaucoup d’Enantiornithines plus que tout autre groupe d’oiseaux, chacune avec sa propre spécialisation anatomique » affirme le coauteur de l’étude Luis Chiappe, du Natural History Museum of Los Angeles County.

O’Connor, J.K., Y. Zhang, L. M. Chiappe, Q. Meng, L. Quanguo, and L. Di. , 2013, A new enantiornithine from the Yixian formation with the first recognized avian enamel specialization. Journal of Vertebrate Paleontology , 33 (1) , 1-12.

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Gideonmantellia

Le dinosaure Gideonmantellia est un Ornithopode basal du Crétacé inférieur (Barrémien) de Galve, province de Teruel, en Espagne. Il comprend qu’une seule espèce, Gideonmantellia amosanjuanae.

En 1982, le paléontologue amateur José María Herrero Marzo avec son Fils Jésus découvrent dans une fosse près de Galve, sur le site de Poyales Barranco Canales site, les restes d’un petit Euornithopode. En 1987, à partir de ce matériau, José Luis Sanz, décrit un fémur gauche et un os iliaque, il les attribuer alors à Hypsilophodon foxii. En 1995, José Ignacio Ruiz-Omeñaca réalisé que cette découverte représente un taxon distinct, après qu’il ait préparé les os en 1994 et 1995. Ruiz-Omeñaca poursuit ses études en 1996, dans le cadre de sa thèse. En 2001, il publié une description plus détaillée et plus complète, en 2004 il réaffirmet qu’une de nouvelle espèce a été découverte. En 2006, dans sa thèse de doctorat, il la nomme Gideonmantellia amosanjuanae, en tant que nomen ex dissertatione ce nom était encore invalide.

En 2012, l’espèce type Gideonmantellia amosanjuanae a été correctement décrite de nouveau par Ruiz-Omeñaca avec José Ignacio Canudo, Gloria Cuenca-Bescós, Penélope Cruzado-Caballero, José Manuel Gasca et Miguel Moreno-Azanza. Le nom est en l’honneur du descripteur du premier Hypsilophodon, Gideon Mantell. Le nom d’espèce est en l’honneur de la paléontologue María Olga Amo Sanjuan, qui a étudié la faune du Crétacé de Galve.

L’holotype, MPG-PBCH, a été trouvé dans un dépôt fluviatile de la Formation Camarillas, datant du début du Barrémien. Il se compose d’un squelette partiel articulé, sans le crâne, d’un individu juvénile, avec trente-trois vertèbres du dos, de la hanche et de la queue, vingt et un fragments des arcs neuraux, six chevrons, des fragments de côtes, des tendons ossifiés, la gauche du bassin et les deux membres postérieurs. Le spécimen fait partie de la collection du Museo Paleontológico de Galve et est exposé dans le hall paléontologique de la mairie de Galve.

Le taxon a été entre 1995 et 2001 attribué aux Hypsilophodontidae. Aujourd’hui, ce groupe est considéré comme un groupe naturel paraphylétique et Gideonmantellia était en 2012 placé dans une position basale dans les Ornithopoda.

Ruiz-Omeñaca, J. I.; Canudo, J. I.; Cuenca-Bescós, G.; Cruzado-Caballero, P. L.; Gasca, J. M.; Moreno-Azanza, M. , 2012, A new basal ornithopod dinosaur from the Barremian of Galve, Spain. Comptes Rendus Palevol.

Classification: Dinosauromorpha – Dinosauria – Ornithischia – Predentata – Genasauria – Neornitischia – Cerapoda – Ornithopoda – Ornithopoda
Origine du nom: D’aprés Gideon Algernon Mantell
Découverte(s): Province de Teruel (Espagne)
Epoque géologique: Barrémien inféreur
Taille: 1 mètre
Poids: environ celui d’un gros chat ou d’un chien

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Mochlodon

Le genre Mochlodon qui fut considéré alternativement comme un synonyme de Rhabdodon, puis de Zalmoxes, est revalidé avec la description d’une nouvelle espèce, le dinosaure Mochlodon vorosi du Santonien de Hongrie.

Ce rhabdodontide hongrois est en effet très proche phylogénétiquement (et géographiquement) d’un rhabdodontide du Campanien inférieur d’Autriche, Mochlodon suessi dont l’espèce est ressuscitée.

Selon les auteurs de l’article, Mochlodon serait une forme naine avec une longueur de 1,60 m à 1, 80 m, alors que le Zalmoxes de Roumanie dont la taille est ramenée à environ 2,50 m (au lieu des 3 à 4 m mentionné auparavant) serait proche de l’état ancestral des Rhabdodontidae et ne serait pas une forme naine. Quant au genre Rhabdodon maintenant limité géographiquement au sud de la France et à l’Espagne, il serait lui atteint de gigantisme avec une longueur pouvant atteindre 6 m (il habitait une île de plus grande taille que celles où vivaient Zalmoxes et Mochlodon).

En fait les très nombreux fossiles de rhabdodontidés trouvés en France (et dont bon nombre n’ont pas encore été décrits) proviennent de niveaux stratigraphiques différents (du Campanien inférieur au Maastrichtien inférieur) et présente une telle variabilité dans les tailles et les formes qu’ils appartiennent probablement a plusieurs espèces et peut être plusieurs genres. Certains étant de petites tailles et d’autres faisant figure de géants pour ce groupe d’ornithopode.

Le site de Montplo à Cruzy a récemment livré l’une des plus grosse mandibule de Rhabdodontide trouvée en France et elle présente des proportions qui diffère nettement de celles d’une autre célèbre mandibule de Rhabdodon de Cruzy (provenant du site de Massecaps). Ces différences ne sont pas forcément dues à une différence d’âge individuelle de ces animaux.

Dinosaure Rhabdodon de Cruzy
Dinosaure Rhabdodon de Cruzy.

Elles pourraient aussi appartenir à des espèces différentes, mais pour le prouver ou l’infirmer il faudrait trouver davantage de spécimens (notamment articulés).

Attila Osi, Edina Prondvai, Richard Butler, David B. Weishampel, 2012, Phylogeny, Histology and Inferred Body Size Evolution in a New Rhabdodontid Dinosaur from the Late Cretaceous of Hungary. PLoS ONE , 7(9) , e44318.

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L’analyse des cellules osseuses de dinosaures confirme la préservation des protéines

Une équipe de chercheurs de l’University de Caroline du Nord et du Palo Alto Research Center (PARC) a trouvé de nouvelles preuves de la préservation de protéines de dinosaures, notamment la réactivité des anticorps qui ciblent des protéines spécifiques se trouvant normalement dans les cellules osseuses des vertébrés.

Ces résultats semblent exclure toute contamination des échantillons, et aident à mieux comprendre la préservation des cellules, et peut-être de l’ADN, dans des restes fossiles très anciens.

Le Dr Mary Schweitzer, professeur de sciences de la terre a d’abord découvert ce qui semblait être des tissus mous préservés dans un Tyrannosaurus vieux de 67 millions d’année en 2005. Des recherches ultérieures ont révélé une préservation similaire dans des restes encore plus anciens (environ 80 millions d’années) d’un dinosaure Brachylophosaurus canadensis. En 2007 et à nouveau en 2009, Schweitzer et ses collègues ont utilisé des analyses chimiques et moléculaires pour confirmer que le matériau fibreux recueilli à partir des échantillons était du collagène.

En 2007, sa structure a été partiellement séquencée puis comparée aux protéines actuellement trouvées chez plusieurs espèces animales. Un lien fort a été établi avec le collagène du poulet, un descendant des dinosaures comme tous les oiseaux.

Malgré ce résultat, des polémiques persistent sur la nature des structures observées. Pour quelques scientifiques, les tissus mous correspondraient à un biofilm bactérien et non à un assemblage de cellules du Crétacé.

De nouvelles analyses montrent que ces structures cellulaires réagissent à des anticorps spécifiques, dont un – une protéine connue sous le nom PHEX – ne se trouve que dans les ostéocytes d’oiseaux vivants.

« La découverte PHEX est importante car elle permet d’éliminer la possibilité de contamination des échantillons« , affirme M. Schweitzer. « Certains des anticorps que nous avons utilisés vont réagir avec des protéines présentes dans les cellules d’autres vertébrés, mais aucun de ces anticorps ne réagit aux microbes, se qui soutient notre théorie selon laquelle ces structures sont des ostéocytes survivants. De plus, l’anticorps PHEX ne se lie qu’à un site spécifique qui ne se trouve que dans les cellules osseuses matures des oiseaux. Ces anticorps ne réagissent pas à d’autres protéines ou cellules.Parce que tant d’autres preuves soutiennent la relation dinosaure / oiseau, la découverte de ces protéines permet de faire valoir que ces structures ont une origine dinosaurienne. »

Schweitzer et son équipe ont également testé la présence d’ADN dans les structures cellulaires, en utilisant un anticorps qui se lie uniquement à la « colonne vertébrale » de l’ADN. L’anticorps a réagi à de petites quantités de matière provenant du T. rex et de B. canadensis. Pour écarter la présence de microbes, ils ont utilisé, avec succés, un anticorps qui se lie aux protéines histones, fortement liées à l’ADN, sauf chez les microbes. D’autres tests par coloration histochimique se sont révélés positifs à la présence d’ADN. Ces données suggèrent fortement que l’ADN est original, mais sans données de séquence, il est impossible de confirmer que l’ADN est de dinosaure.

La spectrométrie de masse a permis de trouver des molécules d’actine et de tubuline, deux constituants majeurs du cytosquelette. Des bactéries possèdent également ces protéines, mais pas celles qui étaient présentes dans les sédiments entourant les ossements trouvés. « Les données à ce jour semblent confirmer la théorie selon laquelle ces structures peuvent être préservés au fil du temps« , affirme M. Schweitzer. « Espérons que ces résultats nous donneront un meilleur aperçu des processus de changement évolutif.« 

Mary Higby Schweitzer, Wenxia Zheng, Timothy P. Cleland, Marshall Bern, 2012, Molecular analyses of dinosaur osteocytes support the presence of endogenous molecules. Bone , Publication.

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L’étude des extinctions massives donne des leçons sur notre monde moderne

Le période de l’histoire de la terre dénommée Crétacé s’est terminée avec une extinction massive causant la disparition de nombreuses espèces, dont les dinosaures. Une nouvelle étude révèle que la structure des écosystèmes nord-américains a rendue l’extinction pire que ce qu’elle aurait dut être. Des chercheurs de l’Université de Chicago, de l’Académie des Sciences de Californie et du Field Museum of Natural History ont publie leurs résultats en ligne le 29 octobre dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

L’astéroïde massif qui a laissé le cratère de Chicxulub, désormais enterré, sur la côte de la péninsule du Yucatan au Mexique est presque certainement la cause ultime de l’extinction massive de la fin du Crétacé, qui a eu lieu il y a 65 millions d’années. Néanmoins, « Notre étude suggère que la gravité de l’extinction de masse en Amérique du Nord a été plus importante en raison de la structure écologique des écosystèmes« , a déclaré l’auteur principal Jonathan Mitchell, étudiant en thèse du Comité de l’université de Chicago sur la biologie évolutive.

Mitchell et ses co-auteurs, Peter Roopnarine de l’Académie des Sciences de Californie et Kenneth Angielczyk du Field Museum, ont reconstruit les réseaux trophiques terrestres pour 17 communautés écologiques du Crétacé. Sept de ces réseaux trophiques existaient deux millions d’années avant l’impact de Chicxulub et dix 13 millions d’années avant.

Les résultats sont fondés sur un modèle informatique qui montre comment des perturbations se propagent à travers la chaîne alimentaire. Roopnarine a développé cette simulation pour prédire combien d’espèces animales auraient disparu suite à la disparition des plantes, une conséquence probable de l’impact.

« Nos analyses montrent que plus d’espèces se sont éteintes pour une disparitions données de plantes chez les plus jeunes des communautés », selon M. Mitchell. « Nous pouvons retracer cette différence de réponse aux changements dans un certain nombre des principaux groupes écologiques tels que les dinosaures herbivores comme le Triceratops et les petits mammifères. »

Le modèle informatique de l’équipe décrit tous les régimes plausibles pour les animaux étudiés. Sur une modélisation, Tyrannosaurus peut manger Triceratops seulement, tandis que dans l’autre, il ne mange que des dinosaures à bec de canard, et dans une troisième il pourrait avoir une alimentation plus variée. Cette situation découle de l’incertitude concernant ce que les animaux du Crétacé mangeaient, mais cette incertitude a travaillé au profit de l’étude.

Ce qu’ils ont trouvé c’est que le régime alimentaire précis des dinosaures importait moins que la relative diversité d’un écosystème par rapport à un autre. Selon le professeur Angielczyk, « En utilisation des réseaux trophiques modernes comme exemple, nous avons découvert que cette incertitude est beaucoup moins important pour la compréhension du fonctionnement des écosystèmes que notre connaissance générale de l’alimentation et du nombre d’espèces différentes qui aurait eu un régime alimentaire particulier. »

Les chercheurs suggèrent que le changement climatique au cours du Crétacé a conduit à un certain nombre de changements, y compris l’asséchement d’une mer en Amérique du Nord. Le résultat net est une perte de la diversité.

Cela signifie que tout l’écosystème, même s’il était encore florissant, était plus fragile que son équivalent, 13 millions d’années avant l’impact de la météorite de Chicxulub dans la péninsule du Yucatan. Selon de M. Mitchell, « Les écosystèmes se sont effondrés en raison de l’impact d’un astéroïde, et rien dans notre étude suggère qu’ils n’auraient pas continué avec succès. Les circonstances inhabituelles, comme les séquelles de l’impact d’un astéroïde, sont nécessaires pour augmenter la vulnérabilité des communautés. »

En fait, les auteurs affirment que les dinosaures auraient probablement survécu à la catastrophe, si la météorite avait frappé 13 millions années plus tôt, au cours d’une période de plus grande diversité.

Les auteurs affirment que leur analyse fournit des conseils pour contribuer à l’évaluation de la vulnérabilité des écosystèmes actuels. Pour le professeur Rooparine, « En plus de faire la lumière sur cette disparition, nos résultats impliquent que des changements apparemment anodins sur les écosystèmes causés par les humains pourraient réduire la capacité des écosystèmes à résister aux perturbations inattendues. »

Cependant, les auteurs ont également pris soin de souligner que leur étude n’a pas montré que plus d’espèces était une garantie de sauvegarde, mais plutôt qu’ils estiment que c’est la diversité génétique entre espèce qui est importante – en d’autres termes, la sauvegarde d’un grand nombre d’espèces semblables ne peut pas aider autant que la conservation des espèces qui jouent un rôle unique dans l’écosystème.

ScienceDaily : Mass Extinction Study Provides Lessons for Modern World.

Jonathan S. Mitchell, Peter D. Roopnarine, and Kenneth D. Angielczyk , 2012, Late Cretaceous restructuring of terrestrial communities facilitated the End-Cretaceous mass extinction in North America. PNAS.

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Des fossile de tortues du Jurassique trouvés en Chine

« Des os encore des os …, nous ne pouvions pas en croire nos yeux« , s’exclame le chercheur Oliver Wings, paléontologue au Museum für Naturkunde de Berlin. Il s’exprimait sur la découverte spectaculaire de quelques 1800 tortues du Jurassique fossilisées sur un site du nord-ouest de la province chinoise du Xinjiang. Oliver Wings et le spécialiste des tortues fossiles de l’Université de Tübingen, le Dr Walter Joyce, ont travaillé avec les paléontologues chinois sur le site en 2008.

Les résultats de leurs travaux de 2009 et 2011 viennent d’être publiés dans la revue allemande Naturwissenschaften.

« Ce site a probablement plus que doublé le nombre de spécimens de tortues connues du Jurassique« , explique Walter Joyce. « Certaines des carapaces étaient empilées les unes sur les autres dans la roche. » C’est ce que les paléontologues appellent un « bone bed », qui dans ce cas, ne comporte que des restes de tortues.

Wings, Joyce et leur équipe ont fait plusieurs expéditions dans cette région aride depuis 2007, découvrant des requins fossiles, des crocodiles, des mammifères et plusieurs squelettes de dinosaures.

Actuellement, l’une des régions les plus arides du monde, il y 160 millions d’années, le Xinjiang était un lieu verdoyant de lacs et de rivières. Les tortues s’étaient rassemblées dans l’un des points d’eau restants au cours d’une période très sèche, en attendant la pluie. Les tortues actuelles en Australie, par exemple, font la même chose. Mais pour les tortues du Xinjiang, la pluie est arrivée trop tard. Beaucoup de tortues étaient déjà mortes et leurs corps en décomposition lorsque l’eau est arrivé, emportant dans un fleuve de boue, les restes des tortues pour les déposer dans un endroit, que les paléontologues analyserons des millions d’année plus tard.

Le grand nombre de tortues permet aux chercheurs de faire une première analyse statistique des tortues d’Asie au cours de la période Jurassique. Leur mort simultanée et leur préservation permet de comparer la variabilité, la croissance, et les différences morphologiques entre les espèces.

Les scientifiques sont à la recherche de sponsors pour soutenir les études de terrain et de les recherches sur les dinosaures trouvés sur le site.

Oliver Wings, Márton Rabi, Jörg W. Schneider, Leonie Schwermann, Ge Sun, Chang-Fu Zhou, Walter G. Joyce , 2012, An enormous Jurassic turtle bone bed from the Turpan Basin of Xinjiang, China. Naturwissenschaften , Volume 99, Issue 11 , pp 925-935.

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